06 Oct 2015

Laissons le sol travailler

 

jardiniers a velo ile de france paris entretien jardinTravailler le sol c’est bien (?)

Chez les jardiniers à vélo nous avons des cursus atypiques, mais tout de même axé « jardinage » où il nous a été enseigné que le travail du sol était quelque chose de bon et nécessaire.

Aujourd’hui cette affirmation est resté ancrée dans la pratique de la plupart des « boites de jardinage » et ce de manière aussi tenace qu’il faut impérativement tondre fréquemment les gazons…

Mais comme dit Claude Bourguignon : “Les préjugés sont toujours à la base de blocages de la pensée et d’erreurs dans la pratique” et c’est bien par l’observation et le temps que l’on apprend réellement à jardiner avec logique et raison et c’est bien ce que l’on s’applique à faire avec les jardiniers à vélo pour vous proposer un service de jardinage plus naturelles et plus respectueux de l’environnement.

Tout n’est qu’observation :
Au lieu de regarder nos immenses paysages agricoles lisses, avec la terre retournée par de gros tracteurs, ou de contempler les luxueux jardins verticaux hors-sol qu’il faut arroser d’engrais regardons plutôt comment fonctionne la forêt !

En forêt la terre, elle, n’est pas retournée, elle n’est pas laissée à nue mais toujours recouverte par les feuilles ce qui crée un sol riche, meuble, profond et humide qu’aucun de nos travaux de jardiniers ne pourrait remplacer.

 

Prendre soin du sol

Ainsi le sol est à considérer comme un milieu et non pas comme un support, c’est un monde plein de vie dont il suffit de prendre soin précautionneusement pour qu’il fasse fonctionner les écosystèmes de nos jardins.

 

Et pour qu’un sol se forme, pour qu’il soit dans cet équilibre productif, il lui faut deux choses présents de manière abondante dans la forêt :
– de la roche mère
– de la matière organique provenant des végétaux.

 

Ce mélange crée ce que nous appelons un complexe argilo-humique (CAH) qui est la clé du succès au jardin ! Il nous permet d’avoir un sol proche de la litière de nos forêts avec une structure agréable, des particules-ions chargés positivement capables de résister à l’érosion, de produire et d’emmagasiner des engrais naturels dont vos végétaux ont besoin.
(Et ça je me rappelle l’avoir appris à l’école, alors pourquoi continuer à détruire ce sol ?)

 

Quelques observations :

> Laisser un sol nu après bêchage a des conséquence irréversibles :
– libération du carbone emprisonné dans le sol (1tonne/ha)
– érosion des sols (1tonne de limon fin/ha/an)
– perte de la macrofaune (2 à 4t de lombrics/ha)
– assèchement et création de couches de battance

 

> Passer le motoculteur, engin motorisé à labour profond du sol, va retourner intensément la terre de manière répétitive et détruire ainsi la vie microbienne, les vers de terre, les carabes, les larves de cétoine et autres insectes du sol. Il dégrade également la structure du sol tout en libérant du carbone qui engendre des flux de CO2 et a des répercussions sur l’évolution du climat *.

 

Ces dernières remarques ont également fait évoluer nos pratiques de jardiniers à vélo pour veiller à limiter le travail du sol et à plutôt encourager le paillage du sol.

 

→ Lire l’article « pourquoi nous amendons vos sols »
→ Lire l’article « feuilles et tontes au jardin »

 

 

sol carbone ademe* Les matières organiques du sol constituent le réservoir de carbone organique le plus important, devant la biomasse des végétaux. Le premier mètre des sols mondiaux stocke entre 1 500 et 2 400 milliards de tonnes de carbone organique.

 

02 Juil 2015

A la recherche d’un bois local !

boislocaliledefrancejardiniersavelo
Depuis toujours nous nous intéressons à chercher des matériaux et des fournisseurs locaux et le bois n’y échappe pas ! L’aménagement bois est presque incontournable dans un jardin, nous nous en servons pour faire des terrasses, des bacs, des pergolas, du mobilier de jardin et nous voulions vous faire un point sur ceux que nous préconisons et pourquoi. Sachez d’ors et déjà que nous trouverons un bois local de qualité, sans traitement chimique et à prix réduit pour concurrencer le bois exotique !

 

→  lire aussi l’article sur les matériaux locaux

Les bois que nous pouvons trouver en France :

Acacia, robinier, alisier, aulne, bouleau, cèdre, charme, châtaigner, chêne, épicéa, érable, frêne, hêtre, if, mélèze, merisier, noyer, pin, platane, poirier, séquoia, sycomore, tilleul.

(gras = bon pour extérieur, gras italique = le meilleur pour l’extérieur)

 

 

Exemple de critères pour quelques uns:

Chêne : utilisation sans traitement nécessaire, très présent en France mais croissance lente, ne peut pas être trop en milieu humide.

Robinier : utilisation sans traitement nécessaire,  bois très dur et très résistant même à l’eau ; très utile pour faire des piquets et de nombreux autres choses ! ; malheureusement encore peu présent en France malgré ses grands avantages.

Pin : Nécessite un traitement souvent chimique mais a une bonne résistance dans le temps

Peuplier, Hêtre, Frêne : teintes naturelles appréciées ; doivent être rétifié, sont très dur et on une bonne résistance aux maladies et champignons ; croissance rapide ; attention toutefois après traitement peuvent devenir cassant ; frêne encore peu présent à la vente malgré une grande demande ; utilisable surtout en platelage.

Châtaigner : utilisation sans traitement nécessaire, imputrescible ; croissance rapide ; très utile pour faire des piquets et de nombreux autres choses ! ; malheureusement de plus en plus difficile à trouver en France

(source et source et guide greenpeace)

 

Pour un traitement plus écologique :

Les traitements autoclave chimique (Cuivre Chrome Arsenic) sont très polluants en application, pour le sol et à cause des sites de fabrication. Ce traitement coûte autour de 20% moins chers que les traitements écologiques mais il est indéniablement plus polluant et ne permet pas une durée de vie du bois plus longue… Voici deux alternatives que nous vous proposons :

– Rétification du bois : traitement très haute température (THT) à 200-250°C qui le rend plus résistant aux champignons et lui confère en outre une stabilité dimensionnelle améliorée.

– Traitement par oléothermie : Traitement à basse température (80 à 150°C) par trempage dans un bain à base d’huile de lin, d’huile de colza et d’adjuvants naturels (insectici-des et fongicides). Ce traitement évacue l’humidité du bois. Il peut être appliqué sur le bois naturellement durables, riche en tanins, comme le châtaignier, le chêne ou le robinier. Ce traitement empêche la fuite des tanins ce qui lui fait gagner entre 15 et 30 ans de longévité.

 

 

→  article à suivre sur la multiplicité des usages autour des arbres (au delà du produit bois)

02 Mai 2015

Notre nouveau logo !

lesjardiniersavelologo-paris-entretiencreationjardinage

 

 

Nous souhaitons vous partager notre nouveau logo et notre nouvelle carte de visite ! Simples, épurés, naturels, nous en sommes très contents ! N’hésitez pas à nous dire ce que vous en pensez. Un grand merci à Elodie Martin pour son travail et ses conseils, n’hésitez pas à la contacter aussi ! (voir son site : eloz.fr)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JAD_CDV_finale_print-1

JAD_CDV PLUS

 

01 Avr 2015

Tondons mieux !

underwater-cool-photoLes jardiniers à vélo vous propose une gestion alternative de vos gazons, des feuilles mortes et de vos déchets de tonte.

Les gazons qui sont réalisés en général sont basés sur du monospécifique, c’est à dire avec très peu de variété végétale. Ils sont mis en place pour obtenir un gazon le plus homogène possible mais cela a un impact fort sur l’écologie ! Le principe de la monospécité, que l’on retrouve aussi dans les plantations de haies par exemple, conduit à une banalisation paysagère, à des végétaux qui seront plus souvent malades et un équilibre écologique difficile à trouver. Un gazon à base de Fétuque et Ray-gras (espèces d’herbe principalement utilisées pour semer un gazon) est souvent mis en place sans prendre en compte ni le type de sol, ni le climat, ni l’exposition du site et il nécessitera par conséquent une culture intensive (arrosage, 15 à 25 tontes / an, traitement, regarnissage…) pour être maintenu en bon état.

 

Être soucieux de l’environnement ne signifie pas abandonner son gazon !

jardiniersavelotondeusemanuelle– Il ne faut pas couper trop à ras (nous tondons autour de 7 cm de haut) pour avoir un impact positif sur la biodiversité car cela permet de préserver une biodiversité végétale et donc le nombre d’espèces présentes dans votre pelouse. Tondu plus haut il demandera peu d’entretien, il aura une meilleure prolifération de ses racines et elle résistera mieux à la sécheresse. De plus grâce à son feuillage plus dense et plus épais elle résistera mieux au piétinement.

 

 

Selon les parties du jardin jardin et leurs usages prévoir différentes périodes de tontes pour chacune d’elles. Si  possible nous invitons à ne couper qu’une fois et fin juin, assez tard, quand les plantes ont terminé leur cycle naturel ce qui augmentera considérablement la biodiversité végétale, d’insectes pollinisateurs et de la petite faune. Nous tondons également au fil des saisons (automne : tonte haute pour que l’herbe emmagasine de l’énergie pour passer l’hiver – fin du printemps : relever la hauteur de tonte pour développer le système racinaire – l’été : monter la hauteur de coupe affin de mieux résister à la sécheresse et pour la préparer au piétinement estival…)

 

 

– Les week-end il existe de plus en plus de règlements municipaux qui tendent à restreindre l’usage d’engins bruyants, pour le respect du repos de tous.
Notre matériel pour tondre le gazon est sans moteur (tondeuse manuelle professionnelle très large), il ne fait pas de bruit, ne pollue pas et reste très efficace ! Nous allons même plus vite que les petites tondeuses électriques classiques en faisans 100m² de gazon en moins de 10mn !

 

 

Les tondeuses à moteur ça pollue !

 

La tendance courante est de calculer le carbone que peut capter un gazon ou une prairie (de 0,5 à 1,2 tonnes de carbonne capté par hectare et par an) et d’oublier les émissions de gaz à effet de serre qu’engendre un entretien intensif de ces derniers…

On estime que 30% des ménages sont équipés de tondeuse en france, pour un travail effectif de 30 heures par an. Faites le calcul vous-mêmes : si on considère que l’on doit passer la tondeuse pendant six mois par an, et que pendant ces six mois, compte tenu des nuits et des intempéries, seul le quart du temps est convenable pour tondre, cela fait 1000 heures où il serait possible de tondre. La tondeuse est donc utilisée en moyenne à 3% de sa capacité. Vous pensez que j’ai été trop sévère ? Très bien, multipliez ce taux par 3, vous resterez toujours au dessous de 10%. On doit pouvoir faire mieux.

 

Il faut aussi dire que les tondeuses ça fait du bruit et ça pollue. En Californie, par exemple, elles sont à l’origine de 2%  de la pollution atmosphérique et du smog qui en résulte. Au point qu’une réglementation a été adoptée pour économiser par jour l’équivalent de la pollution de 800 000 voitures. Les tondeuses ont en effet un rendement thermique désastreux, et elles polluent 100 fois plus qu’une voiture.

 

Les résidents possédant une pelouse à faible entretien ont consacré 50 % moins de temps, dépensé 85 % moins d’argent, consommé 50 % moins d’énergie (électricité et carburant), épandu 85 % moins d’engrais, utilisé 100 % moins d’eau et appliqué 100 % moins de pesticides par année que ceux qui avaient installé une pelouse traditionnelle.

>> Etude de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL)

 

 

essence tondeuse pollution les jardinier a velo

Le taux des différentes polluants contenus dans les gaz d’échappement des tondeuses à moteur thermique est nettement plus élevé que celui d’une voiture particulière moderne car leurs moteurs sont rarement munis d’un catalyseur. Des études ont ainsi démontré que les émissions polluantes nocives d’une tondeuse à gazon courante sont équivalentes à celles de 26 voitures ! Problème, l’utilisateur de l’appareil respire directement ces gaz polluants et notamment du benzène, une substance cancérigène.

 

 

 

> Source