26 Sep 2016

Au Festival des Utopies Concrètes

fuc-2016-24-septembre-jardiniers-a-velo-boites-paris-ile-de-france-festival-utopies-concretes-jardins-evenemenat-jardinage-plante-paillage-ecologique-naturel

Nous étions au Festival des Utopies Concrètes (FUC) ce samedi 24 septembre 2016. Un événement vivant, joyeux, qui a permis à une soixantaine d’association et collectifs de présenter leur activité et de partager leurs alternatives au quotidien. Un événement fort en rencontre qui nous a permis de présenter les alternatives que nous proposons au jardin et par rapport aux entreprises de jardin paysagiste traditionnelle. Nous avons également exposé un échantillon de paillages, des « plantes auxiliaires » et d’abris à insectes que nous utilisons au jardin afin de présenter leurs nombreux intérêts pour le sol et l’accueil des insectes auxiliaires. Nous souhaitons remercier chaleureusement l’équipe du FUC pour ce moment et nous espérons déjà revenir l’année prochaine.

 

 

 

 

26 Sep 2016

Les plantes auxiliaires et les pièges à insectes

les-jardiniers-a-velo-paris-abeille-ile-de-france-paysagiste-jardinage-jardin-maladies-plantes-insectes-ecologique-alternative-fiche-auxiliaires-culture-jardin-terrasse-balconLes insectes auxiliaires sont à la base de la lutte biologique au jardin et nous les accueillons avec des « plantes auxiliaires », nous utilisons également des plantes compagnes et des pièces à insectes ainsi que des purins pour limiter leur propagation. Apprenez en plus dans cet article.

 

 

 

 

 

 

 

Les points d’intérêts des auxiliaires au jardin :

les-jardiniers-a-velo-paris-ile-de-france-paysagiste-jardinage-jardin-maladies-plantes-insectes-ecologique-alternative-fiche-auxiliaires-culture-jardin-terrasse-balcon– Accueillent des organismes vivants pour prévenir ou réduire les dégâts causés par des ravageurs et maladies,
– Peuvent apporter des vertus médicinales,
– Peuvent apporter des bénéfices aux plantes voisines.
– Peuvent faire bénéficier d’autre plantes de leur effet protecteur (face aux maladies) ou répulsif (face aux ravageurs)
– Principe des insectes auxiliaires inventé il y a 150 ans,
bien avant les traitements chimiques
– Rétablit les équilibres naturels.
– Accueillent des pollinisateurs pour les fleurs et les légumes
– Zéro pesticides, de risque de surdosage ou d’empoisonnement  et l’absence de pollution,
– Rétablit les équilibres naturels.
– Usage de plantes qui apportent de l’esthétisme au jardin
– Mieux utiliser le sol, dés lors productif

 

Les plantes auxiliaires :

Nous appelons plantes auxiliaires les plantes qui accueillent des insectes auxiliaires afin de limiter les autres ravageurs. En voici un échantillon :

 

Plante : Artemisia
Auxiliaire accueilli : Abeilles
Plante ou/et auxiliaire contre :
éloigne les mouches, moustiques, doryphore. Utilisé en herbicide et en en pulvérisation contre la rouille, chenilles, pucerons, fourmis…

 

Plante : Ciboulette
Plante utilisée contre :
Pucerons, tavelure  et gale de la pomme, doryphores mauvaise santé de l’arbre, milidou, rouille du groseillier

 

Plante : Aster
Auxiliaire accueilli :
Hémérobes, syrphes, coccinelles
Plante ou/et auxiliaire contre :
Pucerons, acariens

 

Plante : Soucis
Auxiliaire accueilli : Chrysopes, syrphes
Plante ou/et auxiliaire contre :
Aleurodes, nématodes, pucerons, acariens, psylles, aleurodes, cochenilles, thrips…

 

Plante : Achillée
Auxiliaire accueilli : Chrysopes, syrphes
Plante ou/et auxiliaire contre :
Acariens, psylles, aleurodes, cochenilles, pucerons.
Renforce la résistance des plantes voisines, améliore le compost.

 

Plante : Basilic
Auxiliaire accueilli : Abeilles
Plante ou/et auxiliaire contre :
Contre l’oïdium, éloigne les mouches, moustiques, doryphore.  En pulvérisation contre les pucerons, mouche et piéride du chou

 

Plante : Lavande
Auxiliaire accueilli : Hémérobes, syrphes, coccinelles, pollinisateurs et auxiliaires, oiseaux,  abeilles
Plante ou/et auxiliaire contre :
Pucerons, insectes du pommier, fourmis, souris, mites nocturnes ,limaces, pucerons, acariens…
Bonne santé, stabilisation du milieu.

 

Plante : Sauge officinale
Auxiliaire accueilli : Hémérobes, syrphes, coccinelles
Plante ou/et auxilliaire contre :
Altises, mouches, piérides, pucerons, acariens, limaces

Plante : Menthe
Auxiliaire accueilli : Hyméroptères, hémérodes, mouches, syrphes
Plante ou/et auxiliaire contre :
Pucerons noirs, altises, charançons, piérides, puceron vert, ver et insectes du pommier, fourmis, souris, moustiques…

 

 

Les pièges à insectes

 

Piège à limaces : Les limaces sont arrêtées par les barrières de sel, de cendre de bois, de créosote, d’aiguilles de pin ou de sciure. Elles ne dépassent pas non plus les anneaux de 10-12cm de haut, découpés dans des bouteilles en plastique. Elles sont également attirées par la bière mais l’odeur est désagréable

Bandes pièges : Des bandes en carton ondulé autour d’un tronc d’arbre simule les écorces qui s’exfolient et attirent de nombreux insectes qui n’iront pas ailleurs ; veiller à les éliminer en retirant coccinelles et autres auxiliaires…

Anneaux de glus : Les prédateurs montent à l’assaut des arbres, les anneaux de glu sont précieux pour empêcher les ravageurs d’y grimper. Ces anneaux sont spécialement efficaces contre les fourmis et donc les pucerons, les perce-oreilles et le cheimatobie femelle.


Pièges à guêpes :
Les guêpes sont très utiles au printemps car elles chassent d’autres insectes en grand nombre, cependant il faut les piéger quand les fruits arrivent à maturité…  Mettre de la confiture et de l’eau dans une bouteille avec un trou les permettant de s’échapper mais pas d’y réchapper. Attention à ne pas mettre de miel qui attirerait les abeilles..
Le piège moquette : La mouche du chou dépose ses oeufs à même le sol, au niveau de départ des racines de ce légume. Pour protéger les jeunes plants il faut ajuster la moquette autour des pieds ce qui empêchera les nymphes et autres parasites à ressortir du sol. Tenthrède du groseillier, ver des framboisiers ou cécidomye des poirettes seront, ainsi, également écartés.

Un bout de moquette sur l’herbe la nuit accueillera des parasite, au matin retournés le morceau pour que ces parasites soit mangés par les oiseaux.

 

 » Plus il y a d’insectes auxiliaires moins il y a de nuisibles »

 » les gros « organismes » que nous aimons vivent sur les petits que  nous ne voyons pas « 

 

Les repoussoirs à parasites

Alterner les rangs de culture afin que les maladies ne se propagent plus, implanter des espèces aux dates de cultures différentes pour que le sol soit toujours planter sans pour autant oublier de faire les rotations de cultures…
Les plantes compagnes : Les associations de plantes sont moins vulnérables aux ravageurs que les monocultures. On peut également faire appel à des plantes comme les herbes aromatiques pour masquer l’odeur des plantes cultivées :

Œillet d’inde (camoufle d’autres plantes, empoisonne les ravageurs comme le puceron, empêche les aleurodes et sont toxiques pour les nématodes. Morelle noire avec la pomme de terre intoxique les doryphores. Les plantes composées sont aussi précieuses tout en étant jolies. L’ortie et l’ail peuvent contribuer à empêcher les attaques des champignons et des  bactéries sur les plantes voisines.
Les plantes sacrifiées : sont des plantes cultivées pour attirer les ravageurs et les détourner des plantations principales. Ce peut être les mêmes plantes que l’on cherche à protéger.

Les groseilliers détournent les oiseaux des cassissiers aux fruits plus rares. Les feuilles de plantes en fin de vie mises en périphérie du potager attirent les limaces; quelques salades excentrées serviront de réserves aux limaces trouvées dans votre potager afin d’y être hors de portée, etc. Les méthodes alternatives sont parfois simples, inventives et inattendues…

Une méthode originale consiste à mettre en colimaçon les plantes du potager en alternant les espèces. Ainsi les limaces s’attarderait sur certaine parties du colimaçon sans dévaster toute une rangée de salade, par exemples.

21 Sep 2016

Les apports organiques au jardin

amendementsolmulchbrfjardinalternatifpaillage-jardiniersavelo-paysagiste-entretien-jardinage-paris-banlieuemis à jour le 20 septembre 2016
→ Lire l’introduction sur le sol, « pourquoi nous amendons vos sols »

Il existe de multiples méthodes pour fertiliser les sols de vos jardins. Les plantes qui servent d’engrais, les « déchets verts » utilisés en mulch ou le compost en sont quelques exemples. D’autres solutions liées à l’aménagement de votre jardin, au choix des végétaux ou à l’entretien qui est apporté sont d’autres vecteurs pour améliorer vos sols que nous pouvons vous proposer.
La liste ci-dessous est exhaustive et ne comprend pas (encore) toutes les solutions que nous mettons à votre disponibilité.

 

 

 

Comment nous fertilisons vos sols :

 

→  Les mulchs :

 

Le mulch signifie en quelque sorte « paillage ». Cette opération permet au sol de récupérer des substances nutritives que d’autres plantes lui ont « prise ». Ce sont des matières organiques végétales répartie en couche sur le sol de manière homogène. En général la couche de mulch ne doit pas dépasser trois centimètres mais il peut être plus épais pour régénérer un sol par exemple. Comme pour la rotation des légumes au potager nous éviterons d’avoir pendant plus de trois ans de suite au même endroit le même type de mulch pour varier les apports organiques au sol.

 

 

Pourquoi utilisons nous le paillage ?
– A l’image de la nature, il n’existe pas de sol sans couvert végétal. Il sert de manteau au sol, aux racines des plantes ce qui les protège du gel, mais aussi des fortes chaleurs. Protection contre la battance, le croûtage et l’asphyxie du sol. La structure du sol sous le paillage n’est pas altéré par la chute des gouttes de pluie, la terre devient plus souple.
– Moins ou pas d’arrosage car l’eau est mieux retenue et les poils absorbants des plantes stimulés par les mycorhizes
– L’humus stable d’origine ligneuse stock le carbone
– Apport de lignine et sels minéraux
– Remontée des fertilisants dans le sol, piège à azote
– Développement de pédofaune, lombrics et mycélium. Il sert de refuge aux insectes auxiliaires (notamment pour les coccinelles l’hiver) et il protège l’activité biologique du sol qui s’y développeront mieux (champignons, vers de terre, bactéries…).
– L’humus et la faune du sol rend le sol tendre
– Croissance harmonieuse des végétaux, elles sont en meilleure santé et deviennent plus résistances
– Santé des cultures grâce à la biodiversité et faune du sol
– Abris pour les auxiliaires prédateurs dans le sol, des vers de terres, collemboles…
– Interventions minimes pour l’entretien du jardin
– Réduit les déchets au jardins
– Moins ou pas de pesticides à utiliser
– Limitation des plantes indésirables
– Le paillage peut aussi servir pour les cheminements et il évite le piétinement de votre jardin.
– Il réduit autour de 70% la place que prennent les « déchets végétaux » dans vos poubelles.

 

Les différents mulch / paillages :

 

– Matériau : Herbes indésirables
Durée de vie / épaisseur : 4 à 8 mois / 3 à 10cm
Usages : Produisent une importante biomasse. Les espèces à racines pivotantes puisent des éléments nutritifs en profondeur.

 

– Matériau : Feuilles mortes
Durée de vie : 4 mois à 1 an / 3 à 40cm
Usages : Création d’humus riche en matière organisque, protection contre le froid, source essentielle de nourriture pour les invertébrés

 

– Matériau : Paille
Durée de vie : 1 an / 5 à 20cm
Usages : Convient parfaitement pour les paillis annuels. Libère beaucoup de potassium. Dure à se procurer en ville.

 

– Matériau : Lierre
Durée de vie / épaisseur : 1an / 10 à 40cm
Usages : Accueille une faune importante et des espèces plus grosses que les autres paillis

 

Le BRF : Le bois rameal fragmenté permet une production importante d’humus tout en améliorant la structure de votre sol. Le BRF provient des branches d’arbres de moins de 4 à 8 cm de diamètre (notre broyeur ne peut faire les branches de plus de 4cm de diamètre) qui contiennent le plus de nutriments dans l’arbre et qui sont assez facilement dégradables.

Il faut broyer le bois fraichement coupé après aoutage, c’est à dire lorsque la sève redescend, à l’automne. Il ne faut pas attendre trop car il devient ensuite trop dur, du fait de la lignine, et n’a plus le même impact sur le sol. La concentration en lignine ralentit la dégradation par les microorganismes. Les basidiomycètes, un champignon blanc inoffensif, se charge de décomposer le BRF et nous pouvons planter ou semer dedans un mois plus tard (minimum).  Nous essayons d’en mettre au minimum sur 3cm d’épaisseur et jusqu’à 40cm pour régénérer un sol si la quantité de matière le permet…

Durée de vie : 4 mois à 2 ans
Usages : Riche en nutriments, sels minéraux et lignine, aide à la formation d’humus. Pour sols riches en minéraux, bon apport en matières organiques. A partir des tailles, nécessite un broyeur.

 

Les écorces : Elles représentent 6 à 16% du volume de l’arbre. Broyées, elles peuvent être utilisées pour recouvrir les pieds des rosiers, des arbuste et des plantes d’agrément. L’azote présente dans le bois de noyer, de tulipier, de chêne ou de pin, notamment, est remarquablement bien immobilisé par les micro-organisme du sol (1,9 kg/m3 d’azote) et ce même après plusieurs mois (attention toutefois à la forte phytotoxicité de certaines écorces fraiches comme pour la plupart des conifères mais aussi de l’érable, du chêne et du noyer). Elles ne conviennent pas pour le potager en raison de leur forte teneur en tanins. Elles apportent de l’air mais peu d’eau. Elle s’utilisera de préférence sur sol calcaire car elle a tendance à acidifier le sol ou utiliser par exemple des écorces de peuplier pour y remédier. Durée de vie de 2 à 5 ans. Il faut veiller à leur qualité et leur provenance qui ne sont pas forcément des meilleurs…

 

 

Les carton et les journaux :
Les cartons peuvent paraître peu naturels, mais ce sont de la cellulose provenant du bois et de la colle réalisée à base d’amidon végétal. Si vous les trouvez disgracieux ils peuvent être recouverts d’autres paillis pour, du même coup, allier leurs capacités distinctives. De plus les vers de terre adorent les cartons ondulés. Mettre dix feuilles de journaux minimum, en noir et blanc (la couleur étant toxique), avec le moins d’impressions possibles et sans plastiques adhésifs sur les cartons.

 

Durée de vie / épaisseur : 3 mois à 1an / 1 à 5cm
→ Lire la suite avec l’article « Feuilles et tontes au jardin »

 

 

 

 

→  Les engrais verts :

 

 

Ce sont des plantes semées qui travaillent la terre en profondeur, grâce aux racines, et qui puisent dans le sol et l’atmosphère les éléments utiles pour les cultures suivantes. Avant la fin de la floraison, ils seront broyés et enfouis dans la terre afin d’être incorporé au sol quelques semaines plus tard pour l’enrichir.

 

 

Le seigle : Produit de l’humus et étouffe les mauvaises herbes. Tous sols.

 

L’avoine : Réduit sensiblement la présence de larve de la mouche de chou, de la mouche de l’oignon et de la mouche de carotte. Tous les sols, plus particulièrement argileux et humides.

 

La moutarde : Pousse très vite elle permet d’extraire du phosphore. Elle pousse dans tous les sols.

 

La phacélie : Elle pousse très vite, elle produit beaucoup de feuillage et donc d’humus et étouffe les « mauvaises herbes ». Ses fleurs attirent les insectes amateurs de pollen et de nectar.

 

Le trèfle incarnat : Produit de l’humus et fixe l’azote de l’air. Préfère les sols légers plutôt acides.

 

L’épinard : Ils sont coupés lorsqu’ils sont hauts et on peut les laisser se dégrader sur place. Les racines des épinards sont tendres et après quelques jours on n’en voit plus trace ; elles fournissent l’alimentation de départ des organismes du sol. Les feuilles, encore plus tendres, de par leur teneur en saponine et en mucus, ont rapidement une action fertilisante. Absorbe des nitrates qui seraient autrement lessivés par les pluies et perdus. Sol frais, non calcaire.

 

Le lupin : Enrichit en azote les sols sableux.

 

La luzerne : Fixe une quantité importante d’azote et puise des éléments minéraux rapidement assimilables par les plantes après l’enfouissement.

 

 

 

 

→  Les plantes-engrais :

 Ce sont des plantes que l’on fait pousser dans le jardin qui servent ensuite à différentes préparations notamment pour servir d’engrais naturels qui peuvent ensuite être diffusés à d’autres plantes présentant des carences ou pour favoriser simplement leur croissance.

 

 

La grande ortie (Urtica dioica) : Cette « mauvaise herbes » a un effet régulateur sur le fer et l’azote du sol, elle stimule la croissance des cultures, les protège des maladies, et elle favorise la transformation des matières organiques en humus.
Utilisation : en soupe, en couverture de sol, hachée en fertilisation et protection, en purin ou décoction, dans le compost et/ou comme activateur pour la formation d’humus. Elles doivent être utilisés avant la floraison pour ne pas se transformer ensuite en mauvaises herbes.

 

La consoude (Symphytum officinale) : Plante ornementale qui produit énormément d’engrais biologiques.
Utilisation : purin de consoude, utilisation des feuilles, récolté de mai à octobre, sur le sol (au pied des tomates et des arbustes fruitiers), utilisation direct dans le sol (enfouir feuilles et tiges fanés dans le sol).

 

 

 

 

→  Les engrais organiques :

 

La poudre d’os : Riche en phosphore ce qui favorise l’enracinement en début de croissance ainsi que la fructification. Le mélanger avec de la bonne terre ou avec du compost.

 

La farine d’algue : Riche en oligo-éléments sous forme organique. L’incorporer au compost lors du montage du tas ou directement dans la terre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

06 Oct 2015

Laissons le sol travailler

 

jardiniers a velo ile de france paris entretien jardinTravailler le sol c’est bien (?)

Chez les jardiniers à vélo nous avons des cursus atypiques, mais tout de même axé « jardinage » où il nous a été enseigné que le travail du sol était quelque chose de bon et nécessaire.

Aujourd’hui cette affirmation est resté ancrée dans la pratique de la plupart des « boites de jardinage » et ce de manière aussi tenace qu’il faut impérativement tondre fréquemment les gazons…

Mais comme dit Claude Bourguignon : “Les préjugés sont toujours à la base de blocages de la pensée et d’erreurs dans la pratique” et c’est bien par l’observation et le temps que l’on apprend réellement à jardiner avec logique et raison et c’est bien ce que l’on s’applique à faire avec les jardiniers à vélo pour vous proposer un service de jardinage plus naturelles et plus respectueux de l’environnement.

Tout n’est qu’observation :
Au lieu de regarder nos immenses paysages agricoles lisses, avec la terre retournée par de gros tracteurs, ou de contempler les luxueux jardins verticaux hors-sol qu’il faut arroser d’engrais regardons plutôt comment fonctionne la forêt !

En forêt la terre, elle, n’est pas retournée, elle n’est pas laissée à nue mais toujours recouverte par les feuilles ce qui crée un sol riche, meuble, profond et humide qu’aucun de nos travaux de jardiniers ne pourrait remplacer.

 

Prendre soin du sol

Ainsi le sol est à considérer comme un milieu et non pas comme un support, c’est un monde plein de vie dont il suffit de prendre soin précautionneusement pour qu’il fasse fonctionner les écosystèmes de nos jardins.

 

Et pour qu’un sol se forme, pour qu’il soit dans cet équilibre productif, il lui faut deux choses présents de manière abondante dans la forêt :
– de la roche mère
– de la matière organique provenant des végétaux.

 

Ce mélange crée ce que nous appelons un complexe argilo-humique (CAH) qui est la clé du succès au jardin ! Il nous permet d’avoir un sol proche de la litière de nos forêts avec une structure agréable, des particules-ions chargés positivement capables de résister à l’érosion, de produire et d’emmagasiner des engrais naturels dont vos végétaux ont besoin.
(Et ça je me rappelle l’avoir appris à l’école, alors pourquoi continuer à détruire ce sol ?)

 

Quelques observations :

> Laisser un sol nu après bêchage a des conséquence irréversibles :
– libération du carbone emprisonné dans le sol (1tonne/ha)
– érosion des sols (1tonne de limon fin/ha/an)
– perte de la macrofaune (2 à 4t de lombrics/ha)
– assèchement et création de couches de battance

 

> Passer le motoculteur, engin motorisé à labour profond du sol, va retourner intensément la terre de manière répétitive et détruire ainsi la vie microbienne, les vers de terre, les carabes, les larves de cétoine et autres insectes du sol. Il dégrade également la structure du sol tout en libérant du carbone qui engendre des flux de CO2 et a des répercussions sur l’évolution du climat *.

 

Ces dernières remarques ont également fait évoluer nos pratiques de jardiniers à vélo pour veiller à limiter le travail du sol et à plutôt encourager le paillage du sol.

 

→ Lire l’article « pourquoi nous amendons vos sols »
→ Lire l’article « feuilles et tontes au jardin »

 

 

sol carbone ademe* Les matières organiques du sol constituent le réservoir de carbone organique le plus important, devant la biomasse des végétaux. Le premier mètre des sols mondiaux stocke entre 1 500 et 2 400 milliards de tonnes de carbone organique.

 

// //