02 Juil 2015

A la recherche d’un bois local !

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Depuis toujours nous nous intéressons à chercher des matériaux et des fournisseurs locaux et le bois n’y échappe pas ! L’aménagement bois est presque incontournable dans un jardin, nous nous en servons pour faire des terrasses, des bacs, des pergolas, du mobilier de jardin et nous voulions vous faire un point sur ceux que nous préconisons et pourquoi. Sachez d’ors et déjà que nous trouverons un bois local de qualité, sans traitement chimique et à prix réduit pour concurrencer le bois exotique !

 

→  lire aussi l’article sur les matériaux locaux

Les bois que nous pouvons trouver en France :

Acacia, robinier, alisier, aulne, bouleau, cèdre, charme, châtaigner, chêne, épicéa, érable, frêne, hêtre, if, mélèze, merisier, noyer, pin, platane, poirier, séquoia, sycomore, tilleul.

(gras = bon pour extérieur, gras italique = le meilleur pour l’extérieur)

 

 

Exemple de critères pour quelques uns:

Chêne : utilisation sans traitement nécessaire, très présent en France mais croissance lente, ne peut pas être trop en milieu humide.

Robinier : utilisation sans traitement nécessaire,  bois très dur et très résistant même à l’eau ; très utile pour faire des piquets et de nombreux autres choses ! ; malheureusement encore peu présent en France malgré ses grands avantages.

Pin : Nécessite un traitement souvent chimique mais a une bonne résistance dans le temps

Peuplier, Hêtre, Frêne : teintes naturelles appréciées ; doivent être rétifié, sont très dur et on une bonne résistance aux maladies et champignons ; croissance rapide ; attention toutefois après traitement peuvent devenir cassant ; frêne encore peu présent à la vente malgré une grande demande ; utilisable surtout en platelage.

Châtaigner : utilisation sans traitement nécessaire, imputrescible ; croissance rapide ; très utile pour faire des piquets et de nombreux autres choses ! ; malheureusement de plus en plus difficile à trouver en France

(source et source et guide greenpeace)

 

Pour un traitement plus écologique :

Les traitements autoclave chimique (Cuivre Chrome Arsenic) sont très polluants en application, pour le sol et à cause des sites de fabrication. Ce traitement coûte autour de 20% moins chers que les traitements écologiques mais il est indéniablement plus polluant et ne permet pas une durée de vie du bois plus longue… Voici deux alternatives que nous vous proposons :

– Rétification du bois : traitement très haute température (THT) à 200-250°C qui le rend plus résistant aux champignons et lui confère en outre une stabilité dimensionnelle améliorée.

– Traitement par oléothermie : Traitement à basse température (80 à 150°C) par trempage dans un bain à base d’huile de lin, d’huile de colza et d’adjuvants naturels (insectici-des et fongicides). Ce traitement évacue l’humidité du bois. Il peut être appliqué sur le bois naturellement durables, riche en tanins, comme le châtaignier, le chêne ou le robinier. Ce traitement empêche la fuite des tanins ce qui lui fait gagner entre 15 et 30 ans de longévité.

 

 

→  article à suivre sur la multiplicité des usages autour des arbres (au delà du produit bois)

01 Avr 2015

Tondons mieux !

underwater-cool-photoLes jardiniers à vélo vous propose une gestion alternative de vos gazons, des feuilles mortes et de vos déchets de tonte.

Les gazons qui sont réalisés en général sont basés sur du monospécifique, c’est à dire avec très peu de variété végétale. Ils sont mis en place pour obtenir un gazon le plus homogène possible mais cela a un impact fort sur l’écologie ! Le principe de la monospécité, que l’on retrouve aussi dans les plantations de haies par exemple, conduit à une banalisation paysagère, à des végétaux qui seront plus souvent malades et un équilibre écologique difficile à trouver. Un gazon à base de Fétuque et Ray-gras (espèces d’herbe principalement utilisées pour semer un gazon) est souvent mis en place sans prendre en compte ni le type de sol, ni le climat, ni l’exposition du site et il nécessitera par conséquent une culture intensive (arrosage, 15 à 25 tontes / an, traitement, regarnissage…) pour être maintenu en bon état.

 

Être soucieux de l’environnement ne signifie pas abandonner son gazon !

jardiniersavelotondeusemanuelle– Il ne faut pas couper trop à ras (nous tondons autour de 7 cm de haut) pour avoir un impact positif sur la biodiversité car cela permet de préserver une biodiversité végétale et donc le nombre d’espèces présentes dans votre pelouse. Tondu plus haut il demandera peu d’entretien, il aura une meilleure prolifération de ses racines et elle résistera mieux à la sécheresse. De plus grâce à son feuillage plus dense et plus épais elle résistera mieux au piétinement.

 

 

Selon les parties du jardin jardin et leurs usages prévoir différentes périodes de tontes pour chacune d’elles. Si  possible nous invitons à ne couper qu’une fois et fin juin, assez tard, quand les plantes ont terminé leur cycle naturel ce qui augmentera considérablement la biodiversité végétale, d’insectes pollinisateurs et de la petite faune. Nous tondons également au fil des saisons (automne : tonte haute pour que l’herbe emmagasine de l’énergie pour passer l’hiver – fin du printemps : relever la hauteur de tonte pour développer le système racinaire – l’été : monter la hauteur de coupe affin de mieux résister à la sécheresse et pour la préparer au piétinement estival…)

 

 

– Les week-end il existe de plus en plus de règlements municipaux qui tendent à restreindre l’usage d’engins bruyants, pour le respect du repos de tous.
Notre matériel pour tondre le gazon est sans moteur (tondeuse manuelle professionnelle très large), il ne fait pas de bruit, ne pollue pas et reste très efficace ! Nous allons même plus vite que les petites tondeuses électriques classiques en faisans 100m² de gazon en moins de 10mn !

 

 

Les tondeuses à moteur ça pollue !

 

La tendance courante est de calculer le carbone que peut capter un gazon ou une prairie (de 0,5 à 1,2 tonnes de carbonne capté par hectare et par an) et d’oublier les émissions de gaz à effet de serre qu’engendre un entretien intensif de ces derniers…

On estime que 30% des ménages sont équipés de tondeuse en france, pour un travail effectif de 30 heures par an. Faites le calcul vous-mêmes : si on considère que l’on doit passer la tondeuse pendant six mois par an, et que pendant ces six mois, compte tenu des nuits et des intempéries, seul le quart du temps est convenable pour tondre, cela fait 1000 heures où il serait possible de tondre. La tondeuse est donc utilisée en moyenne à 3% de sa capacité. Vous pensez que j’ai été trop sévère ? Très bien, multipliez ce taux par 3, vous resterez toujours au dessous de 10%. On doit pouvoir faire mieux.

 

Il faut aussi dire que les tondeuses ça fait du bruit et ça pollue. En Californie, par exemple, elles sont à l’origine de 2%  de la pollution atmosphérique et du smog qui en résulte. Au point qu’une réglementation a été adoptée pour économiser par jour l’équivalent de la pollution de 800 000 voitures. Les tondeuses ont en effet un rendement thermique désastreux, et elles polluent 100 fois plus qu’une voiture.

 

Les résidents possédant une pelouse à faible entretien ont consacré 50 % moins de temps, dépensé 85 % moins d’argent, consommé 50 % moins d’énergie (électricité et carburant), épandu 85 % moins d’engrais, utilisé 100 % moins d’eau et appliqué 100 % moins de pesticides par année que ceux qui avaient installé une pelouse traditionnelle.

>> Etude de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL)

 

 

essence tondeuse pollution les jardinier a velo

Le taux des différentes polluants contenus dans les gaz d’échappement des tondeuses à moteur thermique est nettement plus élevé que celui d’une voiture particulière moderne car leurs moteurs sont rarement munis d’un catalyseur. Des études ont ainsi démontré que les émissions polluantes nocives d’une tondeuse à gazon courante sont équivalentes à celles de 26 voitures ! Problème, l’utilisateur de l’appareil respire directement ces gaz polluants et notamment du benzène, une substance cancérigène.

 

 

 

> Source

 

 

 

 

02 Juin 2014

Feuilles et tontes au jardin

A vélo nous n’avons pas toujours les moyens d’aller évacuer en décharge les « déchets verts » et c’est l’une des raisons pour laquelle nous essayons de limiter leur externalisation. Nous considérons surtout qu’il est dommage de jeter toute cette matière organique très riche pour votre jardin et nous vous proposons donc de vous aider à les retraiter. Broyés, compostés, réutilisés ces « déchets verts » pourraient bien devenir l’or de votre jardin !

 

→ Lire l’article « Pourquoi nous amendons les sols »

Lire l’article « tondons mieux »

 

 

Une solution alternative aux déchets de tonte et des feuilles :

Rappelons simplement que l’herbicyclage est un comportement plus qu’intelligent, qui consiste à laisser le gazon coupé sur la pelouse lors de la tonte. Le gazon coupé est un excellent engrais, et gratuit de surcroît, car l’herbe contient une grande proportion d’azote qui retourne au sol en se décomposant. L’herbicyclage contribue à :

 

– Économiser au moins 30 % d’engrais pour la pelouse,
– Réduire le volume de déchets et de ce fait, la facture en taxes municipales et en coûts environnementaux reliés à l’enfouissement sanitaire,
– Diminuer les risques de maladies potentielles de la pelouse,
– Protéger le sol de la sécheresse,
– Nourrir les organismes bénéfiques pour le sol,
– Épargner la fastidieuse tâche de remplir et manipuler des sacs de gazon coupé.

 

 

Utiliser le râteau à feuille plutôt que le souffleur :

Le souffleur à feuille fait du bruit, il consomme beaucoup d’énergie, il disperse l’humus qui est sur votre sol, il est peu efficace et il est un non sens au jardin.

Dans une optique de jardin alternatif le jardin dois rester en dormance l’hiver, les feuilles mortes en petite quantité sur le gazon ne sont pas gênantes et permettent de protéger le gazon pendant l’hiver.

 

 
C’est une bêtise, cette idée de la propreté ! Souffler un sous bois est le meilleur moyen de le tuer au bout de quelques années. On enlève l’humus et la couche de protection de la terre. Pourquoi ? Pour que ça soit « propre »   Gilles Clément, paysagiste

 

 

 

 Enfin, que faire de ces « déchets verts » :

 

Feuilles et branchages :

Les branchages doivent être préalablement coupées en petits morceaux de quelques centimètres. Une fois sèches pour éviter de former une couche dense, épaisse et imperméable aux micro-organismes nous pouvons nous en servir pour pailler ou pour le compost. Nous ne paillons pas avec toutes les tailles de toutes les plantes ou en petite quantité. Par exemple on ne mettra que les jeunes pousses tendres de thuyas après les avoirs coupées en petits bouts et laissé deux semaines à sécher. En général nous utilisons des tailles de végétaux « tendres » mais certaines plantes peuvent faire l’exception (palme, laurier, houx, lierre…) si ça n’est pas pour le potager. Nous évitons également de pailler avec des végétaux, notamment les feuilles mortes, qui ont été très malade durant l’année.

 

– Faire du compost de feuille :
Dans les bois les feuilles se dégradent en moins d’un mois grâce à l’humidité et aux nombreux micro-organismes. Comme toujours la meilleures solution pour obtenir le même résultat est d’imiter la nature. Il ne faut donc pas entasser les feuilles sans contact avec le sol, il faut choisir un lieu humide de préférence à l’ombre et arroser en cas de sècheresse. Il faut aussi éviter les feuilles trop coriaces, les broyer pour aider leur décomposition si possible. Nous pouvons aussi ajouter du compost pour y ajouter des micro-organismes et aider au processus de décomposition.

Pour aider votre compost nous vous parlons souvent du rapport carbone-azote car c’est la dessus que nous pouvons juger sa capacité de décomposition. Pour faire simple les feuilles mortes sont composées avant tout de carbone nous vous proposons donc d’y ajouter des engrais riches en azote pour trouver cet équilibre carbone-azote.

 

 

La paille et le gazon :
La paille est une matière sèche qui ne monte pas trop en température car elle ne fermente pas comme cela peut arriver avec du mulch de végétaux frais ou de gazon. Bien plaquée au sol et pas trop décompactée pour ne pas s’éparpiller avec le vent. Veiller à ne pas en mettre trop si les plantes voisines sont gourmandes car en phase de dégradation terminale elle absorbe de l’azote entrant en concurrence avec les voisines.

 

L’herbe coupée est un excellent engrais qui contient beaucoup d’azote qui retourne au sol en se décomposant. Avant de pailler avec l’herbe nous la faisons sécher quelques heures pour éviter qu’elle ne pourrisse ou nous en mettons qu’une petite couche. Si elle est en graine nous la mettrons dans la plupart des cas au compost. Nous pouvons aussi ajouter de la paille au gazon tondu qui limitera sa compaction et qu’elle ne pourrisse. De plus en se dégradant l’herbe apportera l’azote nécessaire à la dégradation de la paille.

 

 

 

18 Mai 2014

Matériaux locaux, bois et transport:

L’utilisation des matériaux locaux et des matériaux de recyclage est une réponse partielle à la pénurie prévisible des matériaux fossiles (qui une fois épuisés se reconstituent moins vite que nous ne les consommons)…

 

 

Il est possible économiquement d’utiliser des matériaux locaux, avec des caractéristiques initiales moindres en les traitant, et de parvenir à des résistances comparables aux solutions classiques. Ainsi utiliser des matériaux locaux à votre lieu de chantier aura un fort impact environnemental. Ce matériau sera en accord avec son milieu d’origine, il n’aura pas eut besoin de traverser le globe en avion pour arriver dans votre jardin. Il existe encore suffisamment de ressources sur terre pour trouver du bois aux caractéristiques similaires à un bois Teck d’Amazonie traité Auto-clave*, par exemple, de manière locale pour pas forcément plus chers…

 

Image : Paysage résilient / plaine de Montesson. cc GabyB

 

 

 

Rien n’est déchet, tout se récupère ou se transforme

Pour limiter les transports et l’externalisation de ce qui est perçu comme déchets, nous préférons réfléchir à leur ré-usage.

Dans un jardin tout est réutilisable : Les feuilles redeviennent humus ou peuvent aller au compost, les pierres peuvent devenir des murs ou des bordures, les branches servent de tuteurs ou de pleissis, une vieille palette peut devenir un banc ou un mur végétal…

Si nous ne pouvons pas réutiliser toutes ces matières dans votre jardin nous récupèrerons tout ce que nous pouvons pour nous en servir dans les jardins publics spontanés que nous créons un peu partout en ville ; l’idée étant de ne pas jeter ces matières premières.

* image : basé sur un visuel de Lohrberg, 2001 pour exprimer les flux de matières avec la ville adapté au cas des jardins

 

Des matières premières locales

Nous faisons appel à des fournisseurs locaux tant que possible, de préférence en Ile-de-France ou dans les régions limitrophes.

Nous sommes regardant sur la provenance du bois, des plantes et autre matériaux. Par exemple nous privilégierons du bois de forêt certifiée française plutôt que du bois exotique ; nous choisirons des plantes vivaces singulières plutôt qu’annuelles et horticoles.

< action greenpeace contre le bois illégal

 

 

 

 

 

 

Quelques chiffres sur les transports à Paris :

Le véhicule n’est pas une obligation, tout est possible à vélo !

 

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> Lire notre article sur les bois locaux

 

 

 

 

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